Accueil > Infrastructures > Installation d’infrastructures > Haut débit en Ardèche

Haut débit en Ardèche

Une étude, commandée par la région Rhône-Alpes et les départements de la Drôme et de l’Ardèche, devrait bientôt proposer des solutions aux pouvoirs publics pour réduire la fracture numérique en milieu rural.

En 2002, le SIVU avait commencé à déployer, de façon expérimentale et dans un but d’évaluation, un réseau alternatif d’accès Internet à haut débit dans les zones rurales non desservies par les opérateurs ADSL. Ce réseau, de type radio, utilisait la technologie « MMDS » (Multimedia Microwave Diffusion System) qui permet la réception descendante d’internet à haut débit, l’abonné devant conserver un abonnement internet classique chez un fournisseur d’accès pour ses requêtes montantes sur le réseau. Selon la réglementation qui était en vigueur, le Sivu ne pouvait proposer de raccordement à ces réseaux alternatifs qu’aux ayants droits de ses communes adhérentes : mairies ; écoles, bibliothèques, etc. Quelques utilisateurs privés (particuliers, associations, entreprises) avaient été raccordés à ce réseau, toujours dans une optique d’expérimentation et d’évaluation.

Pendant la période 2002-2005, il s’est produit de nombreux changements dans l’environnement « haut-débit » :
- d’une part France Télécom a développé de manière importante son réseau ADSL et annonce 80% de la population desservie par l’ADSL en Ardèche, pour 50% du territoire à la fin 2005 et 92% de la population couverte pour la fin 2006.
- d’autre part, la loi de confiance en l’économie numérique, et son article 1425-1 (juin 2004), autorise désormais les collectivités locales à prendre des initiatives d’infrastructures et même de services pour desservir en Internet haut débit les utilisateurs hors zones ADSL. L’Autorité de régulation des Télécommunications (ART) et le gouvernement ont précisé le champ d’intervention exact des collectivités locales. Le préfet de l’Ardèche a envoyé récemment à toutes les collectivités locales ardéchoises un mémorandum détaillant les conditions légales du déploiement d’un aménagement numérique du territoire.
- de nouvelles technologies sont apparues (WiFi, Wimax, Cpl)
- le SIVU a dû remettre dans l’escarcelle de l’ART les fréquences qu’il utilisait pour son expérimentation MMDS, qui étaient accordées à titre temporaire. Elles sont appelées à être redistribuées dans le cadre d’un nouvel appel à candidatures mais l’ART n’a pas encore déterminé le cadre exact des nouvelles attributions : périmètre territorial, coût fixe ou mise aux enchères, etc.

Parallèlement, les départements de l’Ardèche, de la Drôme, de la Loire et de l’Isère, et la région Rhône-Alpes, ont lancé une étude fin 2004, dont les résultats devraient être publiés en juin 2005, pour une desserte en haut et très haut débit du territoire Rhône-Alpes sud. Il s’agit pour le bureau d’étude retenu de :
- faire un état des lieux sur l’état de l’offre, de la demande et du potentiel Telecoms des territoires concernés
- proposer un schéma d’infrastructures et les conditions techniques de déploiement
- proposer un montage économique et financier, aussi bien pour l’investissement que pour l’exploitation
- présenter les cadres juridiques possibles
- mettre l’étude en perspective et faciliter son appropriation par les élus qui seront amenés à prendre les décisions.

Devant toutes ses évolutions, le SIVU a décidé de geler le déploiement de son réseau MMDS, mais de continuer d’expérimenter les technologies émergentes comme le CPL (à l’école de Colombier le vieux), le Wifi/Satellite (à St-André de Cruzières), le RLAN (WiFi point à point) entre St-Agrève et Le Cheylard. Et bien sûr, d’attendre les résultats de l’étude commandée par le département.

En effet, si tout citoyen attend légitimement des pouvoirs publics qu’ils compensent les inégalités territoriales dues à la seule loi du marché - et le haut-débit internet est le symptôme le plus visible de la fracture numérique qui frappe déjà les territoires ruraux - ceux-ci ont la responsabilité d’avancer en lieu sûr, aussi bien d’un point de vue technique que juridique. Au vu des déboires juridiques que rencontrent le département de l’Hérault, la région Limousin et d’autres exemples de déploiement par les collectivités de réseaux de desserte alternatifs, qui ont pour objectif de permettre la concurrence et le développement des services ; au vu également des moyens financiers à mobiliser - de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros - le Sivu a estimé qu’une telle mise en œuvre nécessitait des décisions collégiales rassemblant tous les échelons territoriaux. Il reste à la disposition du département pour éventuellement mettre en ouvre les décisions que celui-ci pourra prendre, à l’issue de l’étude régionale, dans le domaine de la desserte haut-débit du territoire ardéchois.

inforoutes syndicat
  • e-ardeche.fr les sites web ardéchoix
  • Inforoutes.fr le syndicat mixte
  • e-Grappe les e-outils des collectivites territoriales
  • Le blog des EPN ardéchois et drômois
Assistance

Assistance aux utilisateurs
Contactez les techniciens
Tél : 04 75 30 79 13
Tous les contacts

Prise en main à distance
Pour Windows - MacOS - Linux

Recherche
Rechercher sur ce site
Recherche avancée…

dématérialisation

Tous les mots-clés…
Rechercher sur le web
Exalead Voilà Yahoo Google
[Aller en haut de page]